17 École de Francfort

L’École de Francfort) est le nom donné, à partir des années 1950, à un groupe d’intellectuels allemands réunis autour de l’Institut de Recherche sociale fondé à Francfort en 1923, et par extension à un courant de pensée issu de celui-ci, souvent considéré comme fondateur de la théorie critique. Il retient en effet du marxisme et de l’idéal d’émancipation des Lumières l’idée principale que la philosophie doit être utilisée comme critique sociale du capitalisme et non comme justification et légitimation de l’ordre existant, critique qui doit servir au changement révolutionnaire. Ce courant subi les affres de la contre-révolution. Après la guerre 14-18, l’écrasement de la classe ouvrière, qui posait en Russie, en 17, en Allemagne, en 19, la question de la solidarité, la réponse du K se trouve dans le développement d’Etats totalitaires en Europe. La révolution russe : Cette vague révolutionnaire, expression d’une réaction fondamentale contre l’aliénation sd mettait à l’ordre du jour du mouvement solidaire prolétarien, de nouveaux organes politique pour le prolétariat: les conseils ouvriers et posait ouvertement la question de la gestion de l’Etat, et de la possibilité de mener un débat politique contradictoire quant aux perspectives. Mais la Révolution Russe, malgré un réel radicalisme dialectique, ne transforme pas le processus de valorisation du K. La vision de Lénine radicalise l’approche social-démocrate en prônant la prise en main de l’économie par l’Etat dirigé par le Parti. Une direction pour mener sa lutte afin d’assumer sa mission historique. Le Parti pour prendre en charge la gestion économique. Après la guerre 14-18, l’écrasement de la classe ouvrière, qui posait en Russie, en 17, en Allemagne, en 19, la question de la solidarité, la réponse du K se trouve dans le développement d’Etats totalitaires en Europe. La gauche communiste allemande et hollandaise prend distance avec le programme de la SD léniniste. Gorter rédige sa « Réponse à Lénine ». Les Italiens revendiquent le Parti, et prennent plus de temps à se distancier du stalinisme naissant.. Quelle est la tradition de Gauche communiste ? LA CONTRE-RÉVOLUTION : Après la révolution, la production va être régulée : l’État contrôle la machine et l’ouvrier Après la révolution russe, et avec la victoire de la contre révolution, le stalinisme impose le développement du productivisme. Quoique la première élection de Roosevelt date de 1932, le triomphe du New Deal n’a supposé rien moins qu’une vague de grèves et d’occupations d’usine sans précédent aux États-Unis, puis une guerre mondiale. L’État prend diverses formes : parlementarisme totalitaire, dans les pays où la classe ouvrière s’est le plus manifesté – parlementarisme patriotique, ailleurs –. 1933 ouvre la voie à l’immigration obligée. La défaite de la classe ouvrière semble consommée. Dans les années 30, la classe ouvrière se promène derrière les drapeaux nationalistes, et subit les assauts idéologiques du patriotisme. 1933 contraint l’Institut à fermer ses portes et ses membres, dispersés, à l’exil. Une partie d’entre eux, notamment Horkheimer, Adorno et Marcuse (1898-1979) iront aux États-Unis, où ils rouvriront l’Institut à New York. La seconde guerre mondiale confirme ce mouvement. Mais comment expliquer l’holocauste ? La situation paraît changer après une seconde guerre mondiale, où malgré quelques exceptions les ouvriers ont fait preuve de patriotisme. La classe ouvrière, qui a défendu le drapeau tricolore durant la guerre participe à la reconstruction, elle semble intégrée, cette option sera popularisée par les penseurs du structuralisme, après la 2ème guerre mondiale. Ensuite, les classes « dangereuses » ne le seraient plus grâce à leur intégration à la société de consommation. Les « bêtes » qui faisaient tant peur à Zola ont été domestiquées, jusqu’à ce que la sauvagerie resurgisse en la personne des nouveaux barbares « de banlieue ». Il aura fallu en tout cas attendre le triomphe démocratique de 1945, consolidé par « les Trente Glorieuses », pour que soit reconnu qu’un homme en vaut un autre, mais cette équivalence reste dans la comparaison et la quantification. L’idéologie démocratique a peaufiné le travail. Le Discours sociétal de la Résistance démocratique se confronte à l’Existentialisme de la jeunesse d’après-guerre. En 1950, l’Institut rouvre ses portes à Francfort. C’est cette période qui verra les premiers écrits célèbres sur la société de consommation, tels que La Dialectique de la Raison (1944/47), d’Adorno et Horkheimer, ou Éros et civilisation (1955) de Marcuse. On retrouve ainsi l’idée d’une récusation de l’Etre du prolétariat rabaissé à la défense de l’Avoir immédiat, propre aux luttes revendicatives. Dans les années 60 on assiste, en Europe à un renversement de la balance des paiements suite à la fin de la dette provoquée par le plan Marshall. Le K européen peut songer à se moderniser pour rattraper le retard % aux USA. Plus que d’une École, il convient ainsi de parler d’un projet commun. Ses grandes lignes auraient été fixées par Horkheimer au début des années 1930. Cherchant initialement à répondre à la crise politique et épistémologique du marxisme, il comprendrait des traits principaux : 1. Le principe d’une théorie critique élaborée par contraste à une théorie traditionnelle d’une sociologie marxiste. Inspirées de la dialectique marxiste, les analyses développées doivent être capables d’un retour réflexif sur elles-mêmes. L’« objectivité », concept critiqué à travers l’influence considérable d’Histoire et conscience de classe (1923) de Lukács, découle ainsi d’une conscience de sa propre trajectoire historique et individuelle ; 2. Le rejet d’un dogme au profit d’une constellation de postures distinctes. Ces différents positionnements théoriques, dues tant à des différences de sensibilité et d’analyse sociale qu’à des contextes politico-historiques divergents, cohabitent en fait au sein d’un même projet qui précisément fait place à cette pluralité intellectuelle et à ce nécessaire renouvellement en fonction de la conjoncture. Un certain nombre de penseurs : Ernst BLOCH, Walter BENJAMIN, Theodor ADORNO, Herbert MARCUSE et Günther ANDERS, ont défié l’équation marxiste orthodoxe du développement industriel, scientifique et technologique et du progrès de l’espèce humaine. Il faut essayer de cerner le concept de « Marxisme traditionnel » ou « marxisme orthodoxe », concepts utilisés par l’Ecole de Frankfurt (E de F), ainsi que par nos camarades de IP. Pour être clair, j’utilise le concept de « socialisme scientifique », afin de le distinguer de la pensée de Marx. Le programme de ce courant, qui deviendra la base du Socialisme scientifique, est de revendiquer une répartition plus juste de la PV, de défendre l’organisation syndicale, de promouvoir à la représentation légale des travailleurs au sein des parlements bourgeois. Cette représentation sera assumée par la SD. Le soutien à la lutte de la bourgeoisie pour instaurer la « démocratie parlementaire » est basée sur la nécessité de permettre le passage à une autre forme de système d’exploitation, qui serait moteur d’un progrès sociétal. Le concept de progrès implique qu’il fallait supporter les efforts de la bourgeoisie au 18ème et 19ème siècle qui œuvrait en faveur d’un « progrès sociétal ». pourtant tous les progrès sociaux, en faveur d’une vie meilleure de la classe ouvrière, ont été accomplis suite à des luttes contre cette bourgeoisie. En fait le progrès bourgeois s’apparente à la défense de la liberté d’exploiter et d’accumuler. La question de la valeur, du changement du processus de travail, du contrôle ou suppression de la valeur ne sont pas abordés. (Les Syndicalistes révolutionnaires défendent une autre vision : ils prônent la grève générale pour accélérer le processus, et défendent la suppression de la propriété privée). La théorie de Marx en est réduite à un simple déterminisme économique. La classe ouvrière devient un instrument du changement social, se limitant aux transformations de structures, assumée par le travail parlementaire. Cette équation représente l’élément productiviste dans le Socialisme scientifique, qui célèbre la croissance industrielle illimitée et le développement technologique, conçoit le capitalisme comme historiquement progressiste tant qu’il assure un tel développement et insiste sur le fait que les mêmes sciences, technologie et travail industriel, qui ont propulsé l’expansion globale du capitalisme, serviront de base au socialisme. Avant même le génocide nazi, Walter BENJAMIN, dans ses Thèses sur la philosophie de l’histoire, avait saisi le danger inhérent à l’égard du progrès technologique et à sa fétichisation concomitante du travail industriel comme norme par laquelle mesurer le développement humain : “ Cette conception marxiste vulgaire de la nature du travail passe à côté de la question de savoir comment ses produits pourraient bénéficier aux ouvriers tout en n’étant toujours pas à leur disposition. Elle n’identifie que le progrès dans la maîtrise de la nature, pas la rétrogression de la société ;elle exprime déjà les traits technocratiques qui se rencontreront plus tard dans le fascisme. ” La reconnaissance par BENJAMIN du côté catastrophique du progrès capitaliste, son anticipation du monde de mort à venir, ont été guidées par les écrits de son ami Ernst BLOCH, qui préférait “ une goutte de pessimisme ” à “ la croyance automatique, banale, dans le progrès en tant que tel ”, parce que cela aidait à éviter d’être étonné par des catastrophes, “ par les possibilités horrifiantes qui sont cachées, et continueront à l’être, dans le progrès capitaliste, justement. Le travailleur est confronté au concept de « l’homme nouveau » dans une patrie socialiste : l’ouvrier stakhanoviste, cher à Staline, l’homme aryen, cher à Hitler, le citoyen démocrate, cher à Franklin Roosevelt. En Europe occidentale, la social-démocratie gère ouvertement le K. C’est que le mouvement de la valeur a été confronté à sa propre logique d’accumulation surproductive et a dû faire face aux impératifs de la guerre. Le libéralisme a encore besoin que l’État canalise les débordements ; c’est l’heure de Keynes qui recevra des interprétations diverses quant au rôle de l’État Tiers. Le travail est transformé en « Homme nouveau » le bon aryen chez les nazis, le stakhanoviste chez les staliniens qui ont écrasé la révolution prolétarienne en Russie. En occident, c’est le self made man qui prédomine. C’est le temps des temps des usines : Keynésianisme : Automation et Robotisation. L’ouvrier peut devenir « L’homme nouveau » : instrumentalisé et robotisé. L’État gère l’homme automate et la machine intégrée. Il y a intégration. L’ouvrier intégré. L’ouvrier est considéré comme Citoyen patriote consommateur travailleur démocrate antifasciste. Aux USA, c’est la grande récession de 1929, le chômage intensif, qui bouleverse le cheminement de la société. Ce phénomène de dévalorisation massive qui prend son ampleur progressivement, implique qu’à un moment dans l’histoire du MPC, il devient une caractéristique nécessaire et généralisée dans le fonctionnement du système économique mondial. Désormais, la poursuite du développement des forces productives ne peut se faire qu’à la condition d’une destruction massive de valeurs pour maintenir le cycle de production de nouvelles valeurs. Cet aspect destructeur (de l’environnement, des conditions d’existence, du nombre d’emplois, de valeurs) devient ainsi la logique du fonctionnement social capitaliste. Certes, l’Holocauste était l’une de ces “ possibilités horrifiantes ”, comme Herbert MARCUSE l’a clairement reconnu : “ Les camps de concentration, expose-t-il, l’extermination en masse, les guerres mondiales et les bombes atomiques ne sont pas une “rechute dans la barbarie” mais les conséquences non réprimées des accomplissements de la science, de la technologie et de la domination modernes. Dans son essai sur la société (1965), ADORNO a signalé les “ tendances totalitaires de l’ordre social ”, inhérentes à l’expansion de la forme marchandise à tous les aspects de la réalité sociale . pour ce philosophe, le totalitarisme n’est pas simplement un système politique, mais le point culminant de la subordination de la totalité de l’existence sociale aux impératifs de la forme marchandise. L’autonomie des diverses sphères de la vie, qui caractérisait encore le capitalisme à ses débuts, est détruite à mesure que la catégorie valeur d’échange envahit tous les domaines de l’existence, y compris l’esthétique, l’érotique et le psychologique. Ainsi, comme il l’affirmait en dans son essai sur le capitalisme tardif (la société industrielle), “ la production matérielle, la distribution et la consommation sont administrées conjointement. Leurs frontières qui, autrefois, séparaient vraiment des sphères distinctes malgré leur dépendance mutuelle dans tout le processus et, de ce fait, respectaient leurs différences qualitatives se dissolvent. Tout devient un “ alles ist eins ”. Bien qu’il acceptât l’analyse marxiste du capitalisme, Theodor W. Adorno sentait que les sociétés capitalistes modernes ne produisaient pas des mouvements politiques progressistes. Au contraire, dans l’Allemagne nazie, par exemple, la classe ouvrière avait adopté la cause du fascisme. Dans La Dialectique de la raison, un ouvrage qu’il écrivit avec un collègue universitaire, Max Horkheimer, Adorno estimait que la crise de la modernité est liée à la domination d’un certain type de raison. La pensée rationnelle, basée sur la crainte de l’inconnu, avait produit une rationalité instrumentale et totalitariste, qui cherchait à tout incorporer sur son passage. Ainsi, les êtres humains sont devenus des objets, dominés au nom du contrôle politique et social. Le national- socialisme était alors le résultat d’une rationalité technocratique qui avait effectivement déshumanisé les gens. Le fascisme a démontré que de nombreuses personnes étaient prêtes à tolérer des activités qui auraient été considérées comme barbares à d’autres époques. Cela conduisit Adorno à se demander s’il existait un syndrome de personnalité qui pourrait expliquer les modèles de complicité caractéristiques de la période nazie. Le point culminant de ses réflexions fut la publication de Études sur la personnalité autoritaire, écrit en collaboration avec un groupe de chercheurs de l’université de Berkeley. Adorno déclarait que les individus qui étaient opprimés par un groupe minoritaire tendaient à opprimer les autres à leur tour. Selon lui, l’oppression est associée à un ensemble particulier de croyances et d’attitudes qui sont caractéristiques des personnalités autoritaires. En particulier, les autoritaires ont tendance à avoir des croyances rigides, adhèrent à des valeurs « conventionnelles « , sont intolérants envers la faiblesse et l’ambiguïté, chez eux-mêmes et chez les autres; ils sont punitifs, et ils sont très respectueux de l’autorité. Dans leurs recherches, Adorno et ses collaborateurs on trouvé que l’autoritarisme était fortement lié à la fois à l’antisémitisme et à l’ethnocentrisme, suggérant que les autoritaires seraient prédisposés à accepter les idéologies anti-démocratiques comme le fascisme. En dépit d’échecs dans l’étude de la personnalité autoritaire par Adorno, son travail demeure significatif et important, cinquante ans plus tard. Cette vision des tendances totalitaires du capitalisme apparaît aussi dans le travail de Herbert MARCUSE, lequel, dans son Homme unidimensionnel, a défendu la thèse que la science, la technologie et la rationalité possèdent toutes un contenu social défini, capitaliste : “ Les principes de la science moderne, écrit MARCUSE, ont été a priori structurés de telle manière qu’ils puissent servir d’instruments conceptuels à un univers d’autopropulsion, de contrôle productif. […] La méthode scientifique qui a ainsi conduit à la domination toujours plus efficace de la nature est venue fournir les concepts purs ainsi que les instrumentalités pour la domination toujours plus efficace de l’homme par l’homme. […] Aujourd’hui, la domination se perpétue et s’étend non seulement par la technologie mais comme technologie, et cette dernière fournit la grande légitimation de l’expansion du pouvoir politique, qui absorbe toutes les sphères de la culture. […] Pour un marxiste qui vivait en Occident Juste après la seconde guerre mondiale, le capitalisme semblait inhabituellement florissant. C’était une époque de quasi plein emploi, de développement technologique rapide et de consurnérisme croissant. Par conséquent, la révolution – cornmuniste ou autre – semblait à des milliers de lieues, et les marxistes avalent besoin d’un élan neuf pour maintenir sa pertinence au cours de la seconde moitié du siècle. Herbert Marcuse cherchait à apporter cet élan dans son livre Eros et civilisation, en associant marxisme et freudisme afin de développer une critique radicale de la société capitaliste. Une des idées-forces de la théorie freudienne est que les énergies libidinales des êtres humains sont soumises à un principe de réalité, où elles sont réprimées dans l’intérêt de l’autoconservation (les humains ne peuvent pas passer tout leur temps à avoir des relations sexuelles, car ils doivent aussi manger et dormir). Marcuse estimait que le niveau de refoulement varie en fonction des exigences de sociétés particulières et que, dans le capitalisme, qui est fondé sur la lutte des classes, il y a un < principe de performance » qui requiert un refoulement supplémentaire des énergies libidinales dans l’intérêt de la classe dominante – au-delà de ce qui est nécessaire pour l’autoconservation. Ce refoulement est accentué en période de pénurie économique. Cependant, selon Marcuse, le capitalisme, en vertu des avancées technologiques apportées par son principe de performance, avait en effet aboli une telle pénurie; par conséquent, il n’y avait plus aucun besoin d’un surplus de refoulement. Marcuse pensait que si le surplus de refoulement était éradiqué, la libération des énergies libidinales pourrait conduire à un changement social radical et à une existence sociale et individuelle qualitativement différente. Cependant, au moment où Marcuse écrivit L’Homme unidimensionnel, au milieu des années 1960, il était devenu plus pessimiste sur les possibilités de changement social radical. Et aujourd’hui, la révolution communiste semble plus éloignée que jamais, ce qui affecte nécessairement toute affirmation sur l’importance de Marcuse en tant que philosophe. Le marxisme semble être dorénavant une bizarrerie historique. Par conséquent, l’importance des idées de Marcuse s’en trouve réduite. Pour Marcuse, qui croyait en l’effondrement du système, la société capitaliste ne périra pas de ses contradictions internes, ni sous l’action des ouvriers modernes, mais elle sera frappée à mort de l’extérieur par la masse de ceux qui ne peuvent entrer dans le système et qui même en sont rejetés. Mais qui sont les « sans espoir » dont parlait Walter Benjamin pour qui c’était « par les sans espoir que l’espoir nous est donné » ? Il semble, que les véritables « sans espoir » ne sont pas ceux qui ne sont pas encore entrés dans la société de consommation, mais ceux qui en sont saturés. C’est l’expérience même de la société d’abondance qui permettra, concrètement de remettre en cause la société de consommation. Cette idée sera reprise par Cohn Benditt. Une telle vision paraît ne laisser aucune place à une alternative révolutionnaire au capitalisme; pour renverser un système basé sur la forme marchandise et la loi de la valeur. En second lieu, ces considérations doivent être reliées aux vastes manuscrits de MARX de 1857-1863, dont seulement le premier volume du Capital avait été publié du vivant de l’auteur, et à partir duquel ENGELS a plus tard élaboré les volumes deux et trois. La majeure partie de ces manuscrits, y compris les réflexions de MARX sur la technologie et l’automation ainsi que son analyse de la transition de la soumission formelle à la soumission réelle du travail au capital, ne sont devenus largement connus que récemment, et n’ont pas directement influencé le travail théorique D’ADORNO ou D’ANDERS, ni leurs analyses du capitalisme tardif et de ses tendances immanentes. En effet, je crois que le lien entre le capitalisme et le monde de mort exige une compréhension claire tant de la transition de la domination formelle à la domination réelle du capital que de l’approfondissement de la contradiction entre valeur et “ richesse réelle ”, également ébauché dans les manuscrits économiques de MARX – développements qui ont transfiguré l’histoire du XXe siècle et auxquels l’Holocauste est lié. On peut ainsi parler de récusation du sujet révolutionnaire.

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